Séminaires – Conférences

(Programme complet des cinq séminaires de 2019 ci-dessous ou en cliquant ici)


Séminaire CHSG – mardi 7 mai 2019 (de 18h à 20h)

 Travail syndical et influence du PCB au sein de la FGTB liégeoise dans les années 1970-1980

avec Robin Bruyère (historien, Université de Liège, Prix CArCoB 2017)

Pour son cinquième et dernier séminaire de l’année académique, le Centre d’Histoire et de Sociologie des Gauches de l’ULB accueillera ce mardi 7 mai 2019 (18h-20h) le lauréat du Prix du CArCoB 2017, l’historien liégeois Robin Bruyère pour un exposé sur le thème « Travail syndical et influence du PCB au sein de la FGTB liégeoise dans les années 1970-1980 » :

« Crise économique, restructurations d’entreprises et de « secteurs nationaux », grandes vagues de luttes sociales, victoire politique et progression idéologique du néo-libéralisme: les années 1970 et 1980 mettent les forces de gauche à rude épreuve, tant les partis politiques que les organisations syndicales.

Alors que tout prédisait un « lent et inévitable » effondrement du communisme en Belgique des années 1960 aux années 1990, on constate une croissance de l’influence communiste dans les syndicats en région liégeoise durant ces mêmes années. Plusieurs grandes luttes sociales dans le bassin liégeois furent dirigées ou purent compter sur le soutien indéfectible du Parti Communiste et de ses militants syndicaux. Comment expliquer cette influence communiste dans la FGTB? Quel est l’ethos d’un syndicaliste communiste de l’époque, ses modes d’action ? ».

Extrait du rapport du Jury du Prix CArCoB 2017 : « Le travail de Robin BRUYÈRE déploie une problématique et un questionnement d’une très grande ampleur, qu’il aborde au travers d’une enquête minutieuse portant sur les textes et les témoignages. Il donne la parole à ceux qui ne l’ont que rarement et sauve de la sorte la trace d’acteurs de terrain, le plus souvent négligés par l’histoire des organisations. Il définit ainsi des types d’engagements qui varient selon les options politiques et idéologiques et, montre-t-il, également à l’intérieur d’un même parti. Il pose parfaitement l’évolution des générations. Il ose aborder la question d’un « ethos » des militants communistes et en constate la variété. Il établit le lien entre les gens qui pensent et les gens qui font, allant ainsi au cœur de la question : « qu’est-ce que la politique ? ». Son engagement personnel qui affleure sans hypocrisie, ne compromet en rien son analyse. » (Eric Geerkens, promoteur de ce travail de master qui s’est abstenu dans la discussion de ce dossier).

Comme lors de chaque séminaire, l’exposé sera suivi d’une discussion avec la salle.

L’accès au séminaire est libre et ouvert à tou.te.s.

Lieu : Salle Arthur Doucy, Campus du Solbosch, Institut de Sociologie, bâtiment S, 12ème étage, 44 avenue Jeanne, 1050 Ixelles) : plan

N’hésitez pas à diffuser l’information autour de vous et à inviter vos contacts via vos réseaux sociaux : https://www.facebook.com/events/336109600596770/

Vous trouverez également l’agenda de nos activités sur le Centre d’Histoire et de Sociologie des Gauches :  http://chsg.ulb.ac.be/actualites


Colloque international – 25 & 26 avril 2019

L’actualité de Rosa Luxemburg, dialogue entre politique et histoire

(Université libre de Bruxelles, Campus du Solbosch, 1050 Bruxelles)

L’année 2019 sera celle du centenaire de l’assassinat de Rosa Luxemburg. Diverses activités commémoratives sont déjà annoncées un peu partout en Europe et dans le monde. A cette occasion, le Centre d’Histoire et de Sociologie des Gauches (Université libre de Bruxelles), la Maison du Livre, le Centre des Archives du Communisme en Belgique, l’Institut Marcel Liebman et la Formation Léon Lesoil coorganisent un colloque de réflexion critique autour de quatre thèmes majeurs qui ont marqué la pensée et l’action de Rosa Luxemburg : la « fin du capitalisme », la « Démocratie radicale », l’ « Auto-détermination des peuples et impérialisme » et la question de la « grève générale ».

Au-delà de l’aspect commémoratif, il s’agira surtout d’interroger de poser, par le biais d’interventions de spécialistes internationaux issus de diverses disciplines (historiens, politologues, philosophes, économistes et sociologues), la question de l’originalité et de l’actualité de la pensée de Rosa Luxemburg, un siècle après sa mort.

Programme

Jeudi 25 avril (Maison du Livre, rue de Rome 24, 1060 Saint-Gilles)

18h-18h30 : Lionel Richard (Professeur émérite, Université de Picardie Jules-Verne, auteur de nombreux livres sur la culture allemande du XXe siècle, collaborateur au Magazine littéraire et au Monde diplomatique), « Dimension culturelle de la révolution en Allemagne – rôle de Spartakus »

18h30-19h : Martine Leibovici (Maitre de conférences-HDR émérite en philosophie politique, Université Paris Diderot-Paris 7), « Rosa Luxemburg et le côté formel de la démocratie »

19h-20h : Pause repas (bar et petite restauration sur place)

20h – Projection du film « Rosa Luxemburg » de Margarethe von Trotta (Allemagne, 1986, 123min.)

 

Vendredi 26 avril (Campus du Solbosch, ULB)

Matinée (Salle Henri Janne, 15è ét. de l’Institut de Sociologie, 44 avenue Jeanne, 1050 Ixelles : plan)

9h-9h30 – Exposé introductif : « Socialisme et révolution en Allemagne », par Antoine Chollet (Université de Lausanne, Institut d’études politiques, historiques et internationales) ;

9h30- 10h30 : « Capitalisme, impérialisme, globalisation : les apports de Rosa Luxemburg » – Présidence : Gabriel Maissin (économiste, UCL)

  • Marlyse Pouchol (Université de Reims et membre du Clersé CNRS, UMR 8019, Université de Lille 1),« Accumulation du capital et impérialisme selon Rosa Luxemburg »
  • Jelle Versieren (Universiteit Antwerpen) « La dialectique du capital chez Rosa Luxemburg et la phase actuelle de la financiarisation» (Rosa Luxemburg: the dialectic of capital and the current phase of financialization)

10h30-11h – Discussion

11h-11h30 Pause

11h30-13h00 : « Auto-détermination des peuples et impérialisme » – Présidence : Francine Bolle (historienne, ULB)

  • Jean Vogel (président de l’Institut Marcel Liebman, Professeur de Science politique, Université Libre de Bruxelles), «L’anti-impérialisme réactionnaire et ses avatars »
  • Dominique Villaeys-Poirré (animatrice du blog Comprendre avec Rosa Luxemburg, coordinatrice du tome 6 des Œuvres complètes de Rosa Luxemburg, OCRL Agone-Smolny), « Penser, agir contre le colonialisme, le militarisme, l’impérialisme»

13h-14h Pause

Après-midi (Campus du Solbosch, local R42.2.110 : voir plan)

14h15-15h45 : « Démocratie » – Présidence : Martin Deleixhe/Florence Delmotte (FUSL).

  • James Muldoon (University of Exeter, Political Science Department), « Socialist Republicanism in the German Revolution»
  • Vincent Presumey (auteur de Paul Levi : L’Occasion manquée, Éditions de Matignon, 2017), « Après Rosa Luxemburg : démocratie, république et révolution chez Paul Lévi.»

15h45 – 16h05 : Présentation de la réédition de l’œuvre de Rosa Luxemburg, par le collectif d’édition Smolny.

16h05-16h30 Pause-café

16h30-18h : « grève générale et mouvements sociaux aujourd’hui » – Table ronde (présidence Mateo Alaluf, sociologue, ULB) avec : Felipe Vankeirsbilck (CSC); Daniel Richard (FGTB); Anja Deschoemacker (Collectif Rosa) ; Stéphanie Servais  (gilets jaunes Liège) ; Elodie Doppagne (gilets jaunes Bruxelles); Betty Masure (CGSPACOD).

Entrée gratuite – Table de presse

Inscription souhaitée via chsg@ulb.ac.be ou institut.liebman@ulb.ac.be

Site internet : http://www.institut-liebman.be/

Evénement Facebook : https://www.facebook.com/events/2208279739265150/

Colloque organisé avec le soutien du FNRS, de la Faculté de Philosophie et Sciences sociales de l’ULB et du Centre de recherche « Mondes modernes et contemporains ».

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Quatrième séminaire du cycle 2019, le jeudi 4 avril 2019 (de 18h à 20h)

Conférence-discussion

Une pasionaria rouge, L’extraordinaire destin de Milda Bulle

(éd. Creaphis, décembre 2018, 127 p., 12 euros).

avec Christian Bromberger

(anthropologue, professeur émérite à l’université d’Aix-Marseille, ancien directeur de l’Institut français de recherche en Iran et membre de l’Institut universitaire de France).

« Milda est une figure remarquable, aujourd’hui oubliée, de la révolution russe et des premières années du régime soviétique. Partie d’un hameau de Courlande, en Lettonie, devenue militante, puis combattante les armes à la main lors de la guerre civile dans le Caucase, passée par l’Iran pour y enfiévrer une révolution, gradée (elle fut la première, ou une des premières, à porter le titre de Kombrig, équivalent à général de brigade), décorée, apparatchik dans les organes du pouvoir à Moscou, féministe, oratrice, auteure d’ouvrages de propagande, promotrice de la culture, de deux théâtres et d’un opéra, dans la République de Bachkirie (entre la Volga et les monts d’Oural), elle fut en 1938 victime des purges staliniennes. On évoquera les étapes de cette trajectoire tumultueuse, les raisons de l’oubli de ce personnage méconnu, les leçons que l’on peut tirer de cette destinée hors du commun« .

L’accès au séminaire est libre et ouvert à tou.te.s.

Lieu : Salle Henri Janne, Campus du Solbosch, Institut de Sociologie, bâtiment S, 15ème étage, 44 avenue Jeanne, 1050 Ixelles, voir Plan.

Voir aussi l’événement créé sur Facebook pour l’occasion :https://www.facebook.com/events/2027804617331794/. N’hésitez pas à diffuser l’information autour de vous et à inviter vos contacts ainsi qu’à nous suivre sur la page facebook du CHSG : https://www.facebook.com/CentreHistoireSociologiedesGauches/  Le programme complet des séminaires de l’année 2019 est disponible sur notre site internet : http://chsg.ulb.ac.be/actualites

Par ailleurs, veuillez déjà noter dans vos agendas le séminaire organisé par le Groupe de contact FNRS “Travail et émancipation sociale”, sur le thème : « Le travail aujourd’hui : quelles luttes et mobilisations ? Quelles représentations collectives ? Au nom de quoi ? », qui se tiendra le 29 avril 2019, de 14h à 17h30, à l’Université libre de Bruxelles, salle Henri Janne, 15ème étage de l’Institut de Sociologie, 44 avenue Jeanne, 1050 BruxellesEntrée libre.

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Troisième séminaire du Cycle 2019, le jeudi 21 mars (18h-20h)

Conférence-débat :

Guillaume DUROU (Québec), « L’exception confirme la force : penser la violence d’État aujourd’hui à partir des expériences ouvrières du 19eme siècle au Québec« 

Pour son troisième séminaire de l’année, le Centre d’Histoire et de Sociologie des Gauches de l’ULB a l’honneur d’accueillir, en collaboration avec AmericaS (http://msh.ulb.ac.be/equipes/americas/), le professeur de sociologie Guillaume Durou, de la Faculté Saint-Jean de l’Université d’Alberta, Canada.

En juin 1878, la ville de Québec est le théâtre d’une grève violente provoquant la mobilisation policière et militaire la plus importante depuis les rébellions républicaines de 1837 et 1838. Le chaos qui règne fait craindre alors une Commune. Cet épisode ne fait pourtant pas exception puisque l’État fera appel à l’armée tout au long du 19e siècle afin de préserver l’ordre social. Cette présentation se divise en trois axes. D’abord, il s’agira de proposer une analyse diachronique des grèves et du mouvement ouvrier québécois au 19e siècle en prenant soin d’insister sur les épisodes de violence entre l’État et les travailleurs. Ensuite, en présentant quelques évènements à partir de cas spécifiques, il sera possible de dévoiler une dynamique de la répression intimement liée à la transition au capitalisme canadien. Enfin, nous nous interrogerons sur les violences aujourd’hui à travers le prisme de l’histoire et de la sociologie.

L’accès au séminaire est libre et ouvert à tou.te.s.

Lieu : Salle Arthur Doucy, Campus du Solbosch, Institut de Sociologie, bâtiment S, 12ème étage, 44 avenue Jeanne, 1050 Ixelles : voir Plan).

Voir aussi l’événement créé sur Facebook pour l’occasion : https://www.facebook.com/events/270821627148887/ . N’hésitez pas à diffuser l’information autour de vous et à inviter vos contacts ainsi qu’à nous suivre sur la page facebook du CHSG : https://www.facebook.com/CentreHistoireSociologiedesGauches/

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Second séminaire du Cycle 2019, le mardi 12 mars (18h-20h)

Projection du film :

Stan et Ulysse, l’esprit inventif (de Benjamin Hennot)

(2018 YC ALIGATOR FILM-RTBF-WIP-GSARA)

La projection sera suivie d’un débat avec le réalisateur ainsi que Bénédicte Rochet (historienne, Université de Namur) sur le thème « La Résistance : mémoire criblée, mémoire ciblée ».

Synopsis du film

Bruxelles 1940. André, 16 ans, rejoint Marcel qui en compte 18. Tous deux s’engagent dans un groupe de Résistance très autonome, le Groupe D du Service Hotton, et se rebaptisent l’un Stan, l’autre Ulysse.

En 1942, ils installent un maquis dans la région de Chimay et Couvin. La population les soutient, l’Occupant les craint. Et pour cause : le « sabotage und widerstandgruppe Franckson » multiplie les coups d’éclat.

Attaques de locomotives, incendies de dépôts de bois-carburant, hold-up, duels au revolver, embuscades meurtrières, neutralisation de bourgmestres rexistes, coupures du câble Berlin-Paris, fusils et poudres en tous genres : Stan & Ulysse, l’esprit inventif inaugure au sein du documentaire un sous-genre inédit : le Western-Wallonie de Francophonie (WWF), ou western-documentaire, ou encore tutoriel apache.

Stan et Ulysse nous racontent une aventure qui sent la poudre et le plastic, où la plus noble éthique se mêle à la plus narquoise des ironies.

Entrée GRATUITE – ULB, Maison des Arts, 56 avenue Jeanne, 1050 Ixelles. Cliquez ici pour voir le plan

Lien vers l’évènement Facebook : https://www.facebook.com/events/1076047025912052/

Plus d’informations concernant le film sur le site : https://www.stanetulysse.com/a-propos


Premier séminaire du cycle 2019 le mardi 12 février (de 18h à 20h)

Avec Esteban Sierra Alvarez (historien, Université libre de Bruxelles)

Les mobilisations en Belgique autour de Sacco et Vanzetti

(l’exposé sera suivi d’une discussion avec la salle)

Sacco et Vanzetti sont deux ouvriers anarchistes italo-américains, accusés à tort de crime (ils seront réhabilités en 1977 par la justice américaine) dans un climat de xénophobie et de chasse aux révolutionnaires. Ils sont condamnés à mort mais des actions de solidarité s’organisent pour eux dans le monde entier. En Belgique, cette solidarité ne parvient pas à être unitaire: la gauche, fraîchement recomposée à la suite de la Révolution russe, dévoile à travers cette affaire ses divisions et agit en ordre dispersé. Sacco et Vanzetti passent à la chaise électrique le 23 août 1927.

L’entrée au séminaire est libre et ouvert à tou.te.s. Il se déroulera à la Salle Arthur Doucy, Campus du Solbosch, Institut de Sociologie, bâtiment S, 12ème étage, 44 avenue Jeanne, 1050 Ixelles : voir Plan).

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Séminaire du jeudi 3 mai 2018 – 18h-20h

Stéfanie PREZIOSO (Université de Lausanne)

Pour une histoire transnationale des opprimés en guerre

Rencontre autour du livre « Contre la guerre 14-18 : résistances mondiales et révolution sociale » (éd. La Dispute, juin 2017).

Docteure en Histoire, Professeure associée à la Faculté des sciences sociales et politique de l’Université de Lausanne, Membre du Centre de recherche interdisciplinaire _Contre-la-guerre_B.inddsur l’international, Stefanie Prezioso a mené, entre autres, de nombreuses recherches sur la Première Guerre mondiale.

Elle vient de publier « Contre la guerre 14-18 : résistances mondiales et révolution sociale » (La Dispute, 2017), une anthologie de textes de résistances à la guerre qui parcoure les luttes des mondes ouvriers, des peuples opprimés et des mouvements féministes en guerre, à l’échelle internationale et qui ont tendance à être oubliées voire « éradiquées » des champs de la recherche historique. Cela implique, à ses yeux, d’assumer une option historiographique nouvelle, de s’inscrire dans une démarche de résistance à la fin présumée du « paradigme de la dissidence », c’est-à-dire de cette histoire politique, économique et sociale, accusée de « victimiser » les soldats et de donner trop de poids aux refus et à la révolte.

Lors de ce séminaire, elle propose ainsi de questionner le présent en résistant à l’air d’un temps qui favorise aujourd’hui le lissage rétrospectif des formidables conflits de « l’Âge des extrêmes » et dissimule les grands carrefours des décennies écoulées.

Stéfanie Prezioso sera par ailleurs interviewée en direct, le même jour à 14h, dans l’émission « Un jour dans l’histoire » (RTBF La Première).

Le séminaire est ouvert à tou.te.s et l’entrée est libre. Il se tiendra sur le Campus du Solbosch, Bâtiment S, salle Arthur Doucy, 12ème étage, Institut de sociologie de l’Université libre de Bruxelles, 44 avenue Jeanne. (voir plan : https://www.ulb.ac.be/campus/solbosch/plan-S.html). Attention, des travaux sont en cours Avenue Franklin Roosevelt, le campus est accessible en voiture uniquement via l’avenue Buyl)

Lien vers l’événement facebook.

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Séminaire du jeudi 26 avril (18h)

Anticléricalisme et anarchisme en Egypte avant 1914 

par Costantino PAONESSA,

Chercheur post-doctorant membre du LaRHis, Université Catholique de Louvain (UCL)

« Depuis la deuxième moitié du XIXème siècle et jusqu’à la fin de la Grande Guerre, de nombreux militants internationalistes, anarchistes et socialistes ont été entraînés dans la vague d’émigration italienne au Sud et à l’Est de la Méditerranée. En Egypte, en particulier, un important groupe de militants italiens émigres/exilés constituèrent le plus important centre anarchiste du bassin de la Méditerranée, parfaitement intégré dans le réseau global des mouvements radicaux du temps. Après une brève présentation de l’histoire du mouvement anarchiste en Egypte, ce séminaire abordera les luttes et les campagnes d’information et de sensibilisation anticléricales menées, en Egypte, par des groupes laïques et/ou athées italiens de l’époque, notamment anarchistes. »

Le séminaire est ouvert à tou.te.s et l’entrée est libre. Il se tiendra sur le Campus du Solbosch, Bâtiment S, salle Arthur Doucy, 12ème étage, Institut de sociologie de l’Université libre de Bruxelles, 44 avenue Jeanne. (voir plan : https://www.ulb.ac.be/campus/solbosch/plan-S.html). Attention, des travaux sont en cours Avenue Franklin Roosevelt, le campus est accessible en voiture uniquement via l’avenue Buyl)

Lien vers l’événement facebook

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Séminaire du Centre d’Histoire et de Sociologie des Gauches de l’ULB

Jeudi 29 mars (18-20h)

avec

Simon Hupkens (Ulg) 

La ligue révolutionnaire des travailleurs 1971-1984: les trotskystes belges à la recherche d’une homogénéité politique

Pour ce troisième séminaire 2018 du Centre d’Histoire et de Sociologie des Gauches de l’ULB, nous accueillerons Simon Hupkens (Ulg) pour une conférence-discussion sur « La ligue révolutionnaire des travailleurs 1971-1984: les trotskystes belges à la recherche d’une homogénéité politique ».

Le séminaire est ouvert à tou.te.s et l’entrée est libre. Il se tiendra sur le Campus du Solbosch, Bâtiment S, salle Arthur Doucy, 12ème étage, Institut de sociologie de l’Université libre de Bruxelles, 44 avenue Jeanne. (voir plan : https://www.ulb.ac.be/campus/solbosch/plan-S.html). Attention, des travaux sont en cours Avenue Franklin Roosevelt, le campus est accessible en voiture uniquement via l’avenue Buyl)

Vous trouverez toutes les informations nécessaires sur notre le site internet du CHSG, sur l’événement facebook ainsi que sur l’invitation en pièce jointe. Le séminaire suivant aura lieu le jeudi 26 avril (18-20h) avec comme orateur Costantino Paonessa (UCL) sur le thème de l’ « Anticléricalisme et anarchisme en Egypte avant 1914 »

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Jeudi 8 mars 2018 (18h-20h) : Michel ROGER (EHESS, Paris), À la gauche du trotskisme, les Oppositionnels communistes en France et en Belgique (1928-1940)

Pour son séminaire du jeudi 8 mars 2018 (18h-20h), le Centre d’Histoire et de Sociologie des Gauches de l’ULB a le plaisir d’accueillir Michel ROGER (EHESS, Paris) pour une conférence-discussion intitulée « À la gauche du trotskisme, les Oppositionnels communistes en France et en Belgique (1928-1940) »

Michel Roger est historien. Sa thèse, soutenue à L’Ecole des Hautes Etudes en Sciences sociales, portait sur l’histoire de la Gauche communiste italienne. Après des travaux sur la fraction de gauche du Parti bolchevik en 1918 (la Revue Kommunist publiée chez Smolny), sur la Gauche communiste russe (le Groupe ouvrier du PCUS de Miasnikov) et sur la Gauche communiste belge (Hennaut), il vient de publier (2017) un nouvel ouvrage intitulé « Envers et contre tout », qui retrace le parcours des communistes « oppositionnels » de France et de Belgique, ne se reconnaissant pas uniquement dans le léninisme mais dont les groupes, actifs surtout dans les années ’20 et ’30, ont apporté une autre vision politique que celle, mieux connue, du trotskisme.

Le séminaire est ouvert à tou.te.s et l’entrée est libre. Il se tiendra sur le Campus du Solbosch, Bâtiment S, salle Arthur Doucy, 12ème étage, Institut de sociologie de l’Université libre de Bruxelles, 44 avenue Jeanne. (voir plan : https://www.ulb.ac.be/campus/solbosch/plan-S.html). Attention, des travaux sont en cours Avenue Franklin Roosevelt, le campus est accessible en voiture uniquement via l’avenue Buyl)

Vous trouverez également toutes les informations nécessaires sur l’événement facebook créé à cet effet. Le séminaire suivant aura lieu le jeudi 29 mars (18-20h), avec comme conférencier Simon Hupkens (Ulg) – « La ligue révolutionnaire des travailleurs 1971-1984 : les trotskystes belges à la recherche d’une homogénéité politique »

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Séminaires du CHSG : 22 février 2018 (18h-20h) – François BELOT (ULB), intitulée « Quelle marge de manœuvre pour un ministre communiste en Belgique ? L’expérience du ministre communiste Jean Terfve à la Libération » :

« Au lendemain de la Libération, des communistes entrent dans divers gouvernements d’Europe occidentale. En Belgique, le Parti communiste (PCB), qui a récolté plus de 12% aux élections de février 1946, envoie quatre de ses dirigeants au gouvernement. Jean Terfve se voit ainsi confier, en avril 1946, le portefeuille de la Reconstruction. Il est chargé de la réparation matérielle du pays et de l’élaboration des statuts à octroyer aux résistants et aux victimes de la guerre. Depuis la négociation des portefeuilles et jusqu’à sa démission onze mois plus tard, Jean Terfve, tout comme ses trois autres camarades, est confronté à de nombreuses difficultés et à de véritables actes de sabotage, de la part de ses adversaires catholiques comme de ses partenaires gouvernementaux, qui le contraignent à modifier ses projets.

Cette participation communiste au gouvernement belge n’est pas sans ouvrir des réflexions tout-à-fait actuelles quant à la très étroite marge de manœuvre que peuvent avoir des partis de gauche s’ils acceptent de participer au pouvoir. »

Nous aurons le plaisir d’accueillir comme « discutant » de cette séance, Luis Angel BERNARDO Y GARCIA, auteur d’une thèse de doctorat sur « Le Ventre des Belges. « Miracle économique » et restauration des forces de travail. Origines et développement de la politique alimentaire du second immédiat après-guerre (1914-1948) » (ULB, 2014-2015).

Le séminaire se déroulera à la salle Henri Janne, 15ème étage de l’Institut de Sociologie (Bât.S), ULB, 44 avenue Jeanne, 1050 Bruxelles. Entrée libre.

Le séminaire suivant aura lieu le jeudi 8 mars (18-20h), avec comme invité Michel Roger (EHESS, Paris), « À la gauche du trotskisme, les Oppositionnels communistes en France et en Belgique (1928-1940) » – Salle Arthur Doucy, Bâtiment S, 12ème étage.

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Les annonces de nos séminaires sont également disponibles sur la page facebook du CHSG : http://chsg.ulb.ac.be/

Evénement Facebook : https://www.facebook.com/events/544471229241248/

Colloque international du 2 au 4 novembre 2017

1917-2017 : Espoirs, utopies et héritages de la Révolution russe

(Maison du Peuple de Saint-Gilles, 1060 Bruxelles)

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Programme (version téléchargeable en pdf)

(Système de traduction simultanée français-anglais)

Jeudi 2 novembre 2017 : Séance d’ouverture

16h : Accueil des participants

16h30 : Discours introductifs par Alexander Rabinowitch (Indiana University) : « The Bolsheviks Come to Power Revisited : Centennial Reflections » et Enzo Traverso (Cornell University) : « Entre utopie et mélancolie : le siècle des révolutions »

18h30 : Verre de l’amitié – Soirée festive – Chorale Brecht-Eisler de Bruxelles

Vendredi 3 novembre 2017 

8h30 : Accueil des participants

9h00 – 11h : Panel 1 – Nouvelles approches historiennes : La révolution russe vue d’en bas (Partie I) – présidence de séance : Guy Van Sinoy (Formation Leon Lesoil)

  • Eric Aunoble (Université de Genève) : « Des parcours plébéiens dans la révolution, de l’utopie à la bureaucratie»
  • David Mandel (UQAM) : « The Legacy of the October Revolution»

11h – 11h15 : Pause-café

11h15 – 13h15 : Panel 2 – Nouvelles approches historiennes : La révolution russe vue d’en bas (Partie II) – présidence de séance : Samia Beziou (ULB)

  • Simon Pirani (Oxford Institute of Energy Studies) : « Workers and the Soviet state : lessons from the 1920»
  • Jeffrey Rossman (University of Virginia) : « What Did Russian Workers Want? Interpreting 1917 from the Perspective of the Stalinist 1930s»

13h15 – 14h : Pause-déjeuner

14h00 – 16h : Panel 3 – Actualité de la révolution russe – présidence de séance : Jean-Michel De Waele (ULB)  

  • Jean-Jacques Marie (CEMTRI) : « La révolution russe relève-t-elle d’un passé révolu ou appartient-elle toujours au présent ?»
  • Kevin Morgan (University of Manchester) : « From Lenin to Leninism, and the cult of the individual»

16h – 16h15 : Pause-café

16h15 – 18h15 : Panel 4 – Influence de la révolution russe sur les mouvements ouvriers – présidence de séance : José Gotovitch (CarCob)

  • Samia Beziou (CHSG) : « Les soviets vus de Belgique, des tranchées à L’Exploité »
  • Francine Bolle (ULB) : « La réception et l’influence de la révolution russe dans les milieux syndicaux en Belgique pendant la période de l’Entre-deux-Guerres »
  • Stefanie Prezioso (Université de Lausanne) : « Italie : les quatre années rouges»

Samedi 4 novembre 2017

8h30 : Accueil des participants

9h – 11h15 : Panel 5 – Influence de la révolution russe sur les mouvements nationaux et anticoloniaux – présidence de séance : Jean Vogel (ULB)

  • Hanna Perekhoda (Université de Lausanne) : « Quelle révolution pour un peuple opprimé ? Débats et combats en Ukraine révolutionnaire (1917 – 1922) »
  • Matthieu Renault (Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis) : « Traduire la révolution en Orient (1919-1924»
  • Catherine Samary (Université Paris-Dauphine) : « Le souffle d’Octobre dans la semi-périphérie yougoslave»

11h15 – 11h30 : Pause-café

11h30 – 13h15 : Panel 6 – Utopies portées par la révolution russe – présidence de séance : Daniel Tanuro (Formation Léon Lesoil)

  • Laure Després (Université de Nantes), « Le Communisme de guerre, entre stratégie désespérée et utopie anti-chrématistique »
  • Fabien Bellat (Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Versailles) : « Bâtir l’utopie : les villes neuves soviétiques»
  • Laurence Roudart (ULB) : « La question agraire à l’épreuve de la Révolution russe »

13h15 – 14h : Pause-déjeuner

14h- 16h : Panel 7 – Contre-culture dans la révolution russe (arts – cinéma)  – présidence de séance : Laurent Vogel (ULB)

  • Patrick Leboutte (INSAS) : « Pour un cinéma libre de droit et propriété de tous : du ciné-train à l’expérience collective des groupes Medvedkine »
  • Lionel Richard (Université de Picardie Jules-Verne) : « Les producteurs artistiques en mouvement – initiatives européennes en opposition à la culture dite ‘bourgeoise’ »

16h – 16h15 : Pause-café

16h15-18h00 Panel 8 – La vie nouvelle (condition de la femme, pédagogie, « vie nouvelle ») – présidence de séance : Anne Morelli (ULB)

  • Mario Alessandro Curletto (Università degli Studi de Genova) : « Du football bourgeois au football soviétique» (sous réserve)
  • Louise Gotovitch (enseignante) : « Makarenko pour une pédagogie révolutionnaire»
  • Cyliane Guinot (Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne) : « La naissance de la ‘Femme Rouge’ : discours et expériences en Russie post-révolutionnaire»
  • Sébastien Antoine (UCL-Mons) « Échos de la Révolution russe dans le programme d’histoire de Belgique francophone »

18h-18h30 : Clôture du colloque – Mateo Alaluf (ULB)

POUR INFO !!


INFORMATIONS PRATIQUES ET INSCRIPTIONS

  • Lieu : Maison du Peuple de Saint-Gilles, Parvis de Saint-Gilles, 1060 Bruxelles. Plan ici
  • Accès : A dix minutes à pied de la Gare du Midi –  STIB : Tram 3, 4 ou 51 Station Parvis de Saint-Gilles – Métro lignes 2 et 6 – Station Porte de Hall – Bus 48 – Arrêt Parvis de Saint-Gilles.
  • Participation aux frais :
    • Séance d’ouverture (jeudi) : 5 euros (prix unique)
    • Par jour (vendredi ou samedi) : 10 euros – 5 euros (étudiants-chômeurs)
    • Pass pour les 3 jours (uniquement en prévente) : 15 euros
  • Préventes : verser la somme (en indiquant en communication : Nom, Prénom, jour(s) de participation) sur le compte BE44 3630 6368 1045 au nom de « Colloque 1917-2017 »
  • E-mail : colloque1917@gmail.com – Tel : 0032(2)650.33.86
  • Facebook : https://www.facebook.com/events/1839907326266827/
  • Vente de sandwichs et boissons sur place à midi ;
  • Tables de presse.
  • Système de traduction simultanée prévu (avec casque) pour les exposés en Anglais

COLLOQUE ORGANISE PAR :

AVEC LE SOUTIEN DE :

  • Association des amis de Jost Steiger (Lausanne)
  • Faculté de Philosophie et Sciences Sociales de l’ULB
  • FGTB fédérale
  • Fonds national de la Recherche scientifique (FNRS)
  • Université populaire de Bruxelles

« La présence communiste dans les entreprises belges de l’après-guerre », Séminaire CHSG, mardi 30 mai à 18h

Comme chaque année, le Centre d’Histoire et de Sociologie des Gauches (CHSG) de l’ULB organise en 2017 une série de séminaires, ouverts à tous.

Le mardi 30 mai 2017, de 18h à 20h, nous accueillerons Adrian Thomas (Master en Histoire, ULg) qui nous propose un exposé (suivi d’une discussion avec la salle) sur « La présence communiste dans les entreprises belges de l’après-guerre » :

« Le 23 mai 1948, Edgar Lalmand, n° 1 du Parti communiste de Belgique (PCB), soupire, affligé, à son Comité central désorienté : « Dans l’histoire de notre Parti, même aux jours les plus sombres, les militants du Parti communiste n’ont jamais manifesté à l’égard du mouvement syndical une telle indifférence ». Trois semaines plus tôt, la Fédération Générale du Travail de Belgique (FGTB) réunie en congrès s’était résolue à démettre tous les permanents syndicaux communistes des instances dirigeantes du syndicat. Ce mouvement, enclenché depuis plusieurs mois, se généralise en province : presque tous les syndicalistes membres du Parti communiste perdent leur(s) mandat(s) dans l’année 1948. Cette FGTB, que les communistes avaient cofondée à peine trois ans plus tôt en obligeant les socialistes à les rejoindre par fusion de leurs dissidences, s’était retournée contre eux. Retour à la situation antebellum, où le PC était perçu par presque tous comme un paria de la classe ouvrière, un parti de l’étranger qu’il fallait absolument tenir à distance. Pourtant, rien n’était joué durant ces années méconnues d’immédiat après-guerre où jamais des révolutionnaires n’eurent autant d’influence en Belgique. »

Une présentation synthétique des conclusions de son mémoire de Master est disponible sur le lien suivant: http://www.ihoes.be/PDF/IHOES_Analyse155.pdf

Le séminaire se déroulera à la salle Arthur Doucy, 12ème étage de l’Institut de Sociologie (Bât.S, local 12.123), ULB, 44 avenue Jeanne, 1050- Bruxelles). Entrée libre.

L’annonce du séminaire est disponible sur le site du Centre d’Histoire et de Sociologie des Gauches  ainsi que sur la nouvelle page facebook du CHSG : https://www.facebook.com/events/815816591907328/

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« Le droit à la paresse, programme de Gauche ? »

Séminaire CHSG, mardi 9 mai à 18h

Le mardi 9 mai 2017, de 18h à 20h, nous accueillerons Michel Majoros (Historien, chercheur et auteur du Droit à la paresse vu de Belgique, un siècle de renoncements et d’espoirs, à paraître) qui nous propose un exposé (suivi d’une discussion avec la salle) sur la question du « droit à la paresse » hier et aujourd’hui, vu de Belgique :

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« Suite logique du Capital de Marx, le texte de Paul Lafargue Le droit à la paresse, positive la paresse et l’érige en droit naturel. Or, la doxa de gauche entend convertir sa base sociale, les travailleurs, au prosélytisme du travail, valeur quasi- religieuse partagée avec la droite.

Depuis l’instauration légale des 8 heures, les avancées sur le temps de travail – congés payés, réduction de la durée hebdomadaire du travail, etc.– résultent de mouvements inattendus, jusqu’à l’insoumission, comme le réfractariat sous l’occupation, la désertion des ateliers lors de l’hiver 1960-61, et depuis 68, des allergies au travail, des précarités revendiquées, des expressions artistiques qui chantent la paresse gratuite, alors que le marché s’empare du temps libéré. Aujourd’hui, la croissance montre ses impasses, le fanatisme du travail s’écroule en burn-out planétaire.

Est-il possible de construire une histoire sociale qui inclue le droit à la paresse ? Un programme politique qui résiste, avec une créativité alternative, aux saccages du productivisme ? »

Le séminaire se déroulera à la salle Arthur Doucy, 12ème étage de l’Institut de Sociologie (Bât.S, local 12.123), ULB, 44 avenue Jeanne, 1050- Bruxelles). Entrée libre.

Un dernier séminaire est prévu au printemps 2017 (mêmes heures, même local), le mardi 30 mai 2017, de 18h à 20h, avec Adrian THOMAS (Master en Histoire, Ulg) sur le thème de « La présence communiste dans les entreprises belges de l’après-guerre »

L’annonce du séminaire est disponible sur la nouvelle page facebook du CHSG : https://www.facebook.com/events/1543858735692750/

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« Qu’est devenue la Gauche israélienne aujourd’hui ? »

Thomas VESCOVI (Chercheur, Paris VIII)

Séminaire du CHSG – Mardi 28 mars 2017, de 18h à 20h.

Comme chaque année, le Centre d’Histoire et de Sociologie des Gauches (CHSG) de l’ULB organise en 2017 une série de séminaires, ouverts à tous.

Le premier de ces séminaires se tiendra le mardi 28 mars 2017, de 18h à 20h. Thomas Vescovi (diplômé de Paris VIII), dont les travaux de recherche portent sur le Proche-Orient, et qui est un bon connaisseur de la société juive israélienne, y fera un exposé sur la situation de la gauche israélienne aujourd’hui :

 » Le soutien de l’URSS à la création d’Israël en 1948 montre à quel point cet Etat incarnait un espoir pour les gauches européennes au Moyen-Orient. Entre le mythe des kibboutz et l’espoir d’un socialisme oriental, la gauche israélienne n’est jamais parvenue à transformer ces espérances en réalité concrète. Loin d’avancer en bloc homogène, la gauche israélienne a cependant été au cœur des principaux actes de rapprochement avec le voisin palestinien. De l’échec du processus d’Oslo à l’hégémonie politique de Benjamin Netanyahu, en passant par la Seconde Intifada et la montée des mouvements d’extrême droite, les progressistes israéliens ne semblent plus en capacité de peser politiquement.

Qu’en est-il réellement ? Qu’est-ce qu’être de gauche en Israël aujourd’hui ? Comment les fractures du passé impactent les discours politiques de la gauche israélienne aujourd’hui ? »

Le séminaire se déroulera à la salle Arthur Doucy, 12ème étage de l’Institut de Sociologie (Bât.S, local 12.123), ULB, 44 avenue Jeanne, 1050- Bruxelles). Entrée libre.

Deux autres séminaires sont prévus en 2017 (voir affiche ci-dessous).

Le CHSG a désormais sa propre page Facebook, n’hésitez pas à nous suivre…

Séminaires2017Fin

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Séminaire du Centre d’Histoire et de Sociologie des Gauches

Le jeudi 16 juin 2016, à 18h, Salle Henri Janne (Institut de Sociologie de l’ULB, 15e niveau, avenue Jeanne 44, 1050 Bruxelles)

La naissance du nucléaire belge et la peur du rouge
Pour un développement de la science nucléaire belge : négociations diplomatiques avec les États-Unis et le Royaume-Uni (1954-1959)

Les négociations entre la Belgique et les deux puissances anglo-saxonnes au sujet du développement de la science nucléaire belge furent difficiles. Euratom joua un rôle important dans ces négociations. En ce qui concerne la Belgique, les discussions autour du Traité d’Euratom ont été en partie une couverture pour l’AIEA et l’USAEC. En effet, elles permirent pour des raisons politiques d’éviter provisoirement le transfert d’informations sensibles à des scientifiques belges considérés comme communistes ou sympathisants.

Yoanna ALEXIOU a obtenu une maîtrise en Histoire à l’ULB en septembre 2015. Son mémoire portait sur l’Institut Interuniversitaire des Sciences Nucléaires, créé en 1947. Cela lui a permis d’analyser les relations diplomatiques que la Belgique entretenait avec les deux grandes puissances anglo-saxonne durant une période clé pour le développement de la science nucléaire : la guerre froide. Désormais attachée de recherche au Services des Archives de l’ULB, Yoanna se consacre toujours à l’histoire des sciences en participant à un projet de valorisation des Archives et des comptes rendus scientifiques des Instituts Internationaux de Physique et de Chimie Solvay.

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Affiche des séminaires de l’année 2016 organisés par le Centre d’Histoire et de Sociologie des Gauches

Prochains séminaires les 19 mai et 16 juin (de 18h à 20h) !!affiche_CHSG_2016-page-001

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Jeudi 28 avril de 18h à 20h

Séminaire du Centre d’Histoire et de Sociologie des Gauches   

« Les communistes au pouvoir ou la politique alimentaire du ministre Edgar Lalmand (1945-1947) »

Au cours du second immédiat après-guerre qui correspond grosso modo au temps de pénurie alimentaire mondiale s’achevant en 1948, les communistes qui participent au pouvoir vont se voir attribuer le lourd portefeuille du Ravitaillement. 

Luis Angel Bernardo y Garcia est archiviste de L’État aux Archives générales du Royaume à Bruxelles. Il a défendu en 2015 une thèse de doctorat à l’ULB consacrée aux politiques alimentaires en Belgique en temps de guerre et de sortie de guerre.

Le séminaire se déroulera à la salle Doucy, bâtiment S (Institut de Sociologie, 44 avenue Jeanne, 1050- Bruxelles), 12ème étage, local 123

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Séminaire du Centre d’Histoire et de Sociologie des Gauches (CHSG) de l’ULB 

Jeudi 17 mars 2016, de 18h à 20h 

« Les travailleurs turcs sont aussi des êtres humains ». Les grèves des mineurs turcs dans l’industrie charbonnière belge (1963-1990), par Mazyar Khoojinian

Le premier séminaire de l’année 2016 du Centre d’Histoire et de Sociologie des Gauches (CHSG) de l’ULB se tiendra le jeudi 17 mars 2016.

Mazyar Khoojinian, docteur en histoire contemporaine de l’ULB, nous fera un exposé sur un aspect de sa thèse :

« Les travailleurs turcs sont aussi des êtres humains ». Les grèves des mineurs turcs dans l’industrie charbonnière belge (1963-1990),

A rebours de l’image d’une main-d’œuvre immigrée docile et malléable, l’immigration turque organisée à destination de l’industrie charbonnière belge à partir de 1963 s’est très tôt distinguée par une série de mouvements de grève portant autant sur leurs conditions de travail que sur leur situation extraprofessionnelle. L’exposé analysera l’évolution des conflits sociaux initiés, soutenus et/ou vécus par les ouvriers mineurs turcs  de la première moitié des années 1960 au début des années 1980.

Le séminaire se déroulera à la salle Doucy (S12-123 ; 12ème étage de Sociologie, 44 avenue Jeanne, 1050- Bruxelles) de 18 à 20 heures.

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 Séminaire du Centre d’histoire et de sociologie des gauches (CHSG)

Jeudi 7 mai 2015 de 18 à 20 heures

Le dernier séminaire du Centre d’histoire et de sociologie des gauches (CHSG) pour ce semestre aura lieu le jeudi 7 mai 2015 de 18 à 20 heures

Deux jeunes historiens nous feront part des recherches qu’ils ont développées dans leur récent mémoire.

Rémy Bersipont, « L’organe de presse du Parti Communiste de Belgique durant l’entre-deux-guerres ».

L’histoire de la presse communiste est loin d’avoir été un long fleuve tranquille : changements de périodicité, problèmes financiers, difficultés de trouver un lectorat…

En 2014, Rémy Bersipont a défendu à l’UCL un mémoire en histoire qui analyse le modèle de presse développé par le journal francophone du PCB.

Lucie Boute, « Willy Peers, itinéraire politique d’un médecin communiste ».

Willy Peers est devenu un personnage symbolique de la lutte pour la dépénalisation de l’avortement en Belgique, mais on relève très rarement qu’il était un communiste convaincu.

Lucie Boute a consacré son mémoire en histoire, défendu à l’ULB en 2014, à retracer les liens politiques de Peers avec le PCB. Elle a aussi créé une exposition sur Willy Peers pour la Faculté de médecine de l’ULB.

Institut de sociologie, salle Doucy, 12ème étage, 44 avenue Jeanne, 1050-Bruxelles

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