A propos Francine Bolle

Docteure en histoire (Université libre de Bruxelles)

Exposition : Nuances de noir à Mons – Histoires et idées anarchistes

Mis en avant

Nuances de noir Histoires et idées anarchistes

Et si l’anarchisme était bien plus qu’un simple rejet de l’autorité ? À travers archives, affiches, photographies,… Nuances de noir vous invite à découvrir la richesse d’un mouvement qui, depuis le 19e siècle, questionne le pouvoir, la liberté et les manières de faire société.

Nous avons le plaisir de vous annoncer l’ouverture dès le 18 mai 2026 de l’exposition « Nuances de Noir, Histoire et idées anarchistes », au Mundaneum à Mons : archives, affiches, luttes sociales et réflexions autour de l’autonomie, l’égalité et le vivre ensemble.

Une exposition proposée en collaboration avec Institut d’histoire ouvrière, économique et sociale – IHOES et le Centre d’Histoire et de Sociologie des Gauches (rattaché à l’Institut de Sociologie ULB).

Plus d’info : https://mundaneum.org/…/nuances-de-noirhistoires-et…/

Nuances de noir

Description :

Depuis son apparition au 19e siècle, l’anarchisme nourrit autant les imaginaires que les malentendus. Souvent associé à des images de violence ou de chaos, son histoire et les idées qu’il défend sont pourtant bien plus riches et nuancées qu’il n’y paraît. 

Avec Nuances de noir, le Mundaneum vous invite à déconstruire ces clichés pour découvrir les idées, les combats et les utopies portés par les hommes et les femmes anarchistes. Loin de se limiter au simple rejet de l’État, de l’autorité sous toutes ses formes et du capitalisme, ils ont imaginé des modes de vie fondés sur l’autonomie, l’égalité, la solidarité, l’éducation libre et l’organisation collective. 

Multiforme, le mouvement anarchiste a traversé les milieux ouvriers, intellectuels et artistiques. Individualiste, syndicaliste ou communiste, il a été à l’avant-garde de questions sociétales telles que l’émancipation des femmes, la contraception, la critique du capitalisme, l’écologie, le végétarisme, l’éducation libre, ou encore la liberté de pensée. 

Dans un monde marqué par les inégalités, les crises écologiques, les guerres, la défiance envers les institutions, ces idées connaissent un renouveau et interrogent le rapport au pouvoir, à la liberté et au collectif de nos sociétés contemporaines. Aujourd’hui, les modes de vie et l’organisation de la société prônés par les anarchistes inspirent de nombreuses expériences et luttes. 

Pensée comme une plongée vivante dans les cultures anarchistes, l’exposition fait dialoguer affiches militantes, photographies, journaux, archives, tracts, disques punks, slogans… Dans une scénographie volontairement colorée et foisonnante, entre murs tagués, images fortes et objets de lutte, Nuances de noir – Histoires et idées anarchistes donne à voir un anarchisme incarné et toujours en mouvement.

28 mai 2026 : visite guidée de l’exposition Regards pluriels, suivie d’un séminaire autour de l’ouvrage Les artistes belges et le communisme (Ed. de l’ULB, 2026)

En attendant, une interview d’Anne Morelli par Nicolas Bogaerts pour l’émission « Un jour dans l’histoire », disponible en podcast sur Auvio : https://auvio.rtbf.be/media/un-jour-dans-l-histoire-un-jour-dans-l-histoire-3474141

Le Centre d’Histoire et de Sociologie des Gauches de l’ULB organise une journée exceptionnelle qui se tiendra le jeudi 28 mai au Musée des Beaux-Arts de Mons, à  l’occasion de l’aboutissement du projet Nuances de rouge. 100 ans de relations entre le monde communiste et les arts plastiques en Belgique.  
La journée sera marquée par une visite guidée de l’exposition Regards pluriels, suivie d’un séminaire en présence entre autres de Paul Aron et Anne Morelli, qui ont assuré la direction scientifique de l’ouvrage Les artistes belges et le communisme, récemment publié avec le soutien de la Faculté de Philosophie et Sciences sociales de l’ULB.   


!! La participation à la journée se fait sur inscription (voir ci-dessous… COMPLET pour la visite guidée de l’exposition !!) !!  

Conçue comme un parcours documenté, l’exposition réunit œuvres, archives et matériaux imprimés afin de rendre compte de la diversité des formes et des trajectoires. Plutôt qu’un « art communiste »  homogène, elle met en évidence des positions multiples : artistes membres ou proches du parti, sympathisants, figures périphériques ou critiques, dont les pratiques s’inscrivent dans des registres esthétiques variés, souvent éloignés des modèles officiels associés à l’Union soviétique.  
Le séminaire,organisé avec le soutien de la Faculté de Philosophie et Sciences sociales de l’ULB, prendra appui sur l’ouvrage comme point de départ pour une réflexion collective. Les échanges porteront sur la genèse du projet, les choix opérés dans la sélection des œuvres, ainsi que sur les enjeux liés à l’étude des relations entre art et engagement politique.   

PROGRAMME
11h – 13h30 : Visite guidée de l’exposition « Regards pluriels : l’art belge et l’utopie communiste au XXe siècle »  
13h30 – 14h30 : Pause midi (avec sandwichs)  
14h30 – 16h30 : Séminaire autour de la publication   « Les artistes belges et le communisme »  
– Présentation du livre
– Échanges avec les contributeur·rices et le public
 Les profils d’artistes communistes : un outil de requête cartographique
Discussion sur les apports de l’exposition  

Où ? CAP, Rue Neuve 8. Salle du 3ème étage pour le séminaire.  

Vous avez la possibilité d’assister à la visite, au séminaire ou aux deux.
!!! Limité à 25 places pour la visite de l’exposition (Déjà COMPLET pour la visite guidée de l’exposition) !!

Inscription obligatoire : https://framaforms.org/inscription-journee-du-28-mai-les-artistes-belges-et-le-communisme-1778019392

Exposition Nuances de rouge : regards pluriels sur 100 ans d’art et de communisme en Belgique

Nos trois journées d’études « Nuances de rouge. 100 ans de relations entre le monde communiste et les arts plastiques en Belgique » (mai et novembre 2023 et mai 2024), organisées, avec le soutien de ULB-Faculté de Philosophie et Sciences sociales, par notre Centre d’Histoire et de sociologie des Gauches et le Centre des Archives du communisme en Belgique – carcob, en collaboration avec l’Unité de Recherche Mondes modernes et contemporains (MMC, ULB) et le Dacob vzw – Archief en de bibliotheek voor de studie van het communisme, avaient pour objectif d’alimenter la réflexion en vue de l’organisation d’une exposition d’oeuvres d’artistes belges proches, sympathisants ou influencés par les idées communistes et la publication d’un ouvrage sur ce thème.

C’est à présent chose faite : l’exposition sera visible du 11 avril au 16 août 2026 au Musée des Beaux-Arts de Mons, elle sera accompagnée d’un guide du visiteur, d’un catalogue et d’une publication scientifique, co-dirigée par Paul Aron et Anne Morelli.

À travers un parcours richement documenté, l’exposition « Regards pluriels » tente une approche des différentes formes et tendances picturales investies par des artistes belges proches, sympathisants ou influencés par les idées communistes.

Où ? CAP
Rue Neuve, 8 à Mons
Infos et réservation: https://urls.fr/ZW6Nx_

Journée d’échanges « La grève des 100 000 : le mouvement ouvrier en action en pleine occupation »

En mai 2026, nous célébrerons le 85e anniversaire de la “grève des 100.000”, déclenchée à Liège en mai 1941. Le 10 mai 1941, un an après l’invasion nazie, des mineurs se mettent en grève à Seraing. Parti d’un mouvement de femmes protestant contre les pénuries alimentaires, le conflit s’étend rapidement à l’ensemble du bassin industriel liégeois, puis ailleurs, jusqu’au nord de la France. Malgré l’interdiction des grèves, le mouvement dure 21 jours et obtient une augmentation salariale de 8%, un fait unique durant l’Occupation.

Il s’agit du plus grand conflit social de toute l’occupation. Le mouvement a été initié par un cortège de femmes à Cockerill exactement un an après l’invasion du pays, exprimant leur mécontentement face à la pénurie de pommes de terre. Après 21 jours, il a débouché sur une victoire : une augmentation salariale de 8%.

L’histoire et l’analyse sociale de la guerre, tout comme la commémoration de cet événement et, plus largement, des conflits sociaux durant la Seconde Guerre mondiale, permettent de dépasser le seul cadre des états-majors, des gouvernements et des batailles, en rappelant que la guerre ne suspend jamais totalement les luttes sociales et en mettant en lumière le rôle joué par le monde du travail, ainsi que par les femmes en son sein. Même en période d’« union sacrée », la société demeure traversée par des inégalités accrues, des conflits du travail et des tensions politiques. L’intérêt d’un retour sur ces combats dépasse largement le seul devoir de mémoire. Il offre des clés de lecture pour comprendre les conflits contemporains et leurs dimensions sociales, tout en redonnant une place aux voix longtemps marginalisées ou oubliées. 

À l’heure où les guerres occupent de nouveau le devant de l’actualité, nous souhaitons rappeler cet épisode marquant mais méconnu, tout en revenant plus largement sur les formes de conflictualité sociale en temps de guerre.

Programme de la journée :

o 9h30 – 10h : Accueil
o 10h – 10h20 : Ouverture de la journée : « Conflictualités sociales durant la Seconde Guerre mondiale : continuité ou rupture ? »
o 10h20 – 12h : « En guerre et en grève. Enquêtes dans les cités minières britanniques 1939-1945) », avec Ariane Mak, autrice.
o 12h – 13h00 : Pause midi
o 13h – 15h45 : « La grève des 100.000, un soulèvement ouvrier sous l’Occupation », par Jules Pirlot (Centre des archives communistes, pacifistes, de solidarité internationale et de lutte contre le colonialisme et l’apartheid, en Belgique – CArCoB)
o 15h00 – 15h15 : Pause
o 15h15 – 16h30 : « Survivre, revendiquer, reconstruire : les conquis sociaux d’aprèsguerre » – Table ronde avec : Francine Bolle, Centre d’Histoire et de Sociologie des Gauches (CHSG), Ariane Mak, Maîtresse de conférences, Université Paris Cité, Jules Pirlot, historien, président du CArCoB

Où ? Auberge Georges Simenon (Rue Georges Simenon 2, 4020 Liège)

Inscriptions souhaitées : enguerreetengreve@gmail.com – 0485/05.86.39 – N°de compte : BE32 0011 8386 5802 – Évènement Facebook

Il est possible de manger un repas sur place, pour 13 euros (à préciser lors de l’inscription, un repas végétarien est également possible).

Vidéo de la conférence + article « L’espéranto, une langue commune pour la gauche de demain ? », avec Tabatha Fabri et Kristin Tytgat le jeudi 13 novembre 2025

Le Centre d’Histoire et de Sociologie des Gauches a organisé le 13 novembre 2025 à l’ULB à Bruxelles son second séminaire de l’année : « L’espéranto, une langue commune pour la gauche de demain ? La vidéo est désormais disponible sur notre playlist Youtube et ci-dessous.

Un bref article sur le séminaire a été rédigé par Monsieur Eric Nemes, membre de Liège Espéranto (Groupe liégeois d’Esperanto Wallonie) et sera publié dans le prochain numéro de Esperanto en Marche, nous vous le livrons ici :  

Conférence sur l’espéranto à l’ULB 

Une trentaine de personnes, dont une dizaine d’espérantophones ont apprécié une présentation et des échanges fort instructifs. L’organisatrice, Mme Francine Bolle a introduit les 2 conférencières.   

Kristin Tytgat, professeure émérite, philologue en langues germaniques et slaves de la VUB (Vrije Universiteit Brussel) a présenté la place actuelle de l’espéranto en milieu académique en Europe. L’espéranto est la plus populaire, la plus usitée des langues planifiées. Elle est étudiée par la société d’interlinguistique présidée par la prof dr. Sabine Fiedler de l’Université de Leipzig, dans le 3ème cycle de l’Université de Poznan (Ilona Koutny) ; à Amsterdam dans la chaire dirigée par le prof. Frederico Gobo ; à la VUB elle a co-organisé un séminaire sur l’interlinguisme. Enfin, un Klubo a été fondé avec des étudiants de la VUB et de l’ULB. 

Elle a alors introduit Tabatha Fabri, historienne, diplômée d’un Master à l’ULB, qui a défendu son mémoire, intitulé L’internationalisme et la langue internationale « espéranto »: L’internationalisme, le sennaciismo et la nation dans les mouvements espérantistes, en 2023-2024 sous la direction de Nicolas Verschueren. Tabataha Fabri a développé un panorama historique en quatre temps :   

L’Espéranto, langue internationale créée en 1887 par un Juif polonais, ophtalmologue. Dès le début, l’espéranto est créé comme un projet philosophique (Hillelismo et homaranismo) et politique pour faire passer des idées de pacifisme, d’internationalisme, de solidarité entre les peuples, simplement d’humanisme. Quels sont ses liens avec les mouvements de gauche ? L’espérantisme est composé de divers mouvements. La déclaration du 1er Congrès universel de Boulogne sur mer (1905) clarifie la place de l’espérantisme et des mouvements politiques et prépare la création de U.E.A. « neutre » par Edmond Privat en 1908.   

La période anarchiste espérantiste (1904-1908), représentée par la communauté bruxelloise « L’Expérience » (voir foto) qui tente d’être autonome, donne des cours d’Esperanto, des conférences, publie des journaux. Eugène Gaspard (1883 1969) va rencontrer Emile Chapelier qui utilise les mots libertaire et anarchiste comme synonymes. 

L’association anationale mondiale SAT, créée au Congrès de Prague en 1921 regroupe des gens de gauche (communistes, socialistes, anarchistes, amis de la nature, féministes). Ils correspondent avec le monde entier,  et particulièrement avec l’Union Soviétique, et affirment un rejet radical et spécifique du nationalisme. Ce qui leur vaudra une interdiction en 1933 promulguée par Staline et par Hitler. 

• Enfin, l’après Seconde Guerre mondiale, afin de comprendre les enjeux du revirement neutralisant d’un mouvement qui cherche à se reconstruire après une interdiction. (Voir e.a. foto du Mondpaca Esperanto Movado contre les armes nucléaires) 

Cet historique s’est prolongé par un débat trop court ou de nombreuses questions ont été ouvertes : 

– parmi les espérantistes quel est encore la proportion de membres de SAT ou d’anationalistes ? Il n’existe pas de relevés statistiques du nombre d’espérantophones, ni du nombre d’anarchistes. UEA annonce des milliers de membres, et SAT des centaines. 

– on peut être membre de SAT sans être anationaliste, ou être nationaliste et internationaliste. 

– héritiers du tsarisme, les bolchéviques n’imaginaient pas l’URSS communiste en dehors de la domination russe. 

– si de nombreux travailleurs et syndicalistes ont appris l’esperanto car c’était le moyen le plus facile et le plus efficace pour communiquer avec des prolétaires du monde entier, est-ce que des syndicats et des Partis ouvriers ont envisagé d’utiliser l’esperanto ? 

Au sein d’UEA, s’organisent des associations de cheminots, de postiers, d’enseignants et de syndicalistes. 

– pourquoi la question linguistique, (apprentissage des langues, protection des cultures minoritaires) n’est pas débattue et est même exclue du champ politique habituel ? 

– … 

Actuellement doctorante à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) de Paris, Tabatha Fabri y poursuit ses recherches sur l’espérantisme de gauche, en élargissant cette fois le cadre géographique de son étude. Ses travaux interrogent les dynamiques transnationales, les réseaux militants et les usages politiques de la langue espéranto dans les mouvements ouvriers. Elle a présenté ses recherches dans plusieurs congrès espérantistes, tels que Retoso, Virtuala Kongreso, SAT Kongreso, ainsi qu’aux Journées des jeunes historiens. Elle interviendra également au colloque Langues et Savoirs où elle présentera le rôle de l’espéranto comme outil pour une vision alternative de l’internationalisme. 

Le séminaire était organisé avec le soutien de la Faculté de Philosophie et Sciences sociales de l’ULB. 

Source : https://mallonge.net/13nov25   ESPERANTO EN MARCHE – 

Auskultebla en esperanto : prelego kiu prezentas grandan parton de la prelego en la franca kaj estis registrita antaux la fino de la tezo. 

MI ATENDAS de TABATHA kaj/aux la organizantoj (Francin Bolle) ligilon al artikolo aux resumo de la konferenco. 

Nous tenons à vous informer que le mouvement Espérantiste flamand accueillera l’exposition « Oorlogspropaganda weerstaan » avec Mme Morelli au Peace village à Mesen début février 2026. Weerstaan aan oorlog & propaganda – lezing em.prof. Anne Morelli – muzikaal omlijst in Mesen – UiTinVlaanderen https://share.google/3ELcXZqHBUYJ5P9Uj 

L’espéranto, une langue commune pour la gauche de demain ? Séminaire avec Tabatha Fabri le jeudi 13 novembre 2025 (18h-20h, ULB)

Le Centre d’Histoire et de Sociologie des Gauches organise un séminaire le 13 novembre 2025 L’espéranto, une langue commune pour la gauche de demain ?  avec Tabatha Fabri. Introduction de la séance par Kristine Tytgat (VUB, présidente de la Fédération belge de l’espéranto / Belga Esperanto-Federacio).

L’espéranto est une langue internationale créée en 1887 par un Juif polonais. Dès le début, l’espéranto est créé comme un projet philosophie et politique pour faire passer des idées de pacifisme et d’internationalisme et de solidarité entre les peuples. Mais quels sont ses liens avec les mouvements de gauche ? En quoi l’espéranto pourrait être une langue commune pour la gauche ? 

 L’espérantisme est composé de divers mouvements et sous-mouvements. Le mouvement qui nous intéresse est le mouvement espérantiste ouvrier, engagé pour des valeurs de gauche, en principal l’opposition au nationalisme. 

La conférence consistera en un panorama historique en trois temps.  

  • La période anarchiste espérantiste (1904-1908), représentée par la communauté bruxelloise L’Expérience.  
  • L’association anationale mondiale SAT (à partir de 1921) et de la correspondance qu’elle organise avec le monde entier, y compris entre Bruxelles et l’Union Soviétique, tout en affirmant un rejet radical et spécifique du nationalisme.  
  • Enfin, l’après Seconde Guerre mondiale, afin de comprendre les enjeux du revirement neutralisant d’un mouvement qui cherche à se reconstruire après une interdiction. 

 
La conférence ne s’arrête pas sur le panorama historique. La conclusion et le débat nous permettront d’ouvrir la question de l’anti-impérialisme et des contre-hégémonies linguistiques et culturelles. 


Tabatha Fabri est historienne, diplômée d’un Master à l’ULB. Son mémoire, intitulé L’internationalisme et la langue internationale “espéranto” : L’internationalisme, le sennaciismo et la nation dans les mouvements espérantistes d’extrême-gauche à Bruxelles (1904–1972), défendu en 2023-2024 sous la direction de Nicolas Verschueren, explore les liens entre idéologies internationalistes et pratiques politiques dans les milieux militants espérantistes. Actuellement doctorante à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), elle poursuit ses recherches sur l’espérantisme de gauche, en élargissant cette fois le cadre géographique de son étude. Ses travaux interrogent les dynamiques transnationales, les réseaux militants et les usages politiques de la langue espéranto dans les mouvements ouvriers. Elle a présenté ses recherches dans plusieurs congrès espérantistes, tels que Retoso, Virtuala Kongreso, SAT Kongreso, ainsi qu’aux Journées des jeunes historiens. Elle interviendra également au colloque Langues et Savoirs où elle présentera le rôle de l’espéranto comme outil pour une vision alternative de l’internationalisme. 

Kristine Tytgat est philologue en langues germaniques et slaves, elle a enseigné à la Vrije Universiteit Brussel (VUB), au département de linguistique appliquée jusqu’en 2018. Elle préside la Fédération belge de l’espéranto / Belga Esperanto-Federacio.

Le séminaire est organisé avec le soutien de la Faculté de Philosophie et Sciences sociales de l’ULB.

Le séminaire aura lieu le jeudi 13 novembre 2025 à l’ULB, Campus du Solbosch, bâtiment S, salle Henri Janne, 15ème étage, S.S.15.331

Plan du Campus: https://www.ulb.be/fr/solbosch/plan-du-campus

Entrée libre

Lien vers l’événement Facebook : https://fb.me/e/5egsq9eN4

Publication du dernier dernier numéro des cahiers Jean Jaurès « Le « modèle »belge. Une inspiration pour le mouvement ouvrier européen (1870 -1930) »

Le dernier n° des cahiers Jaurès « Le « modèle » belge. Une inspiration pour le mouvement ouvrier européen (1870-1930) » est désormais disponible à l’adresse suivante:  Le « modèle » belge. Une inspiration pour le mouvement ouvrier européen (1870-1930) – Fondation Jean-Jaurès

Cette publication, coordonnée par Martin Georges (membre de notre Institut), reprend les actes de la journée d’étude autour du socialisme belge, tenue le 15 mars 2024 à l’ULB. Elle a été coorganisée par l’institut Marcel Liebman, l’unité de recherche Mondes modernes et contemporains de l’Université libre de Bruxelles (MMC – ULB), le Centre d’Histoire et de Sociologie des Gauches (CHSG), ainsi que la Société d’études jaurésiennes, grâce au soutien du Fonds national de la recherche scientifique belge (FNRS), de l’ULB-Faculté de Philosophie et Sciences sociales, de la Fondation Jean Jaurès et du centre Bibliothèque et archives de l’Institut Emile Vandervelde

L’objectif de cette journée d’étude fut d’étudier la représentation et la place du mouvement ouvrier belge dans l’espace européen. Plutôt qu’une étude de cas classique, centrée sur les composantes du mouvement ouvrier, les intervenants et intervenantes ont cherché à élargir la focale pour étudier, questionner, analyser, la place imaginaire et effective qu’occupa le mouvement ouvrier belge dans un cadre inter– et transnational.

Table des matières complète du numéro :

– Introduction, Jean Puissant et Martin Georges

– Exceptionnalité du socialisme belge dans le mouvement ouvrier international (1885-1914), Martin Georges

– Le « parti modèle » de la Deuxième internationale ? Influence du Parti ouvrier belge (POB/BWP) et de ses coopératives sur les organisations socialistes, Hendrik Defoort, Martin Georges

– Les rapports entre le Parti ouvrier belge et les syndicats avant la Première Guerre mondiale : un modèle belge ?, Francine Bolle

– Le POB face à la question congolaise dans une perspective internationale (1907-1908), Elisa Marcobelli

– Le mouvement ouvrier belge et l’OIT durant l’entre-deux-guerres :histoire d’une affinité élective, Adeline Blaszkiewicz-Maison

– Les Belges au cœur du Bureau socialiste international : d’un hommage à un bras de fer, 1900-1914, Andrea Benedetti

– Giacomo Matteotti dans l’ombre de Jean Jaurès ? Perspectives sur les symboles politiques dans le monde socialiste belge d’entre-deux-guerres, Jeoffrey Liénart

– Le « modèle » caché : socialistes belges et français au temps de Jaurès, Christophe Prochasson

« Atelier des archives : Enquête et requête d’une résistance communiste » Vendredi 17 octobre 2025 (16h-18h) au Centre des Archives du communisme en Belgique

Ecoute collective et discussion autour du podcast d’Anouchka Trocker, Marie Chartron et Jean-Michel Chaumont, réalisé à partir du dossier (archives du Parti Communiste Français) de la résistante Claire Couesnon.

Atelier coorganisé par le Centre d’Histoire et de Sociologie des Gauches (CHSG) de l’ULB et le Centre des Archives du communisme en Belgique (CArCoB).

Présentation :

« Malgré mon amertume et mon désespoir, écrit Claire Couesnon en février 1944 dans une longue lettre au Parti Communiste Français, je vous préviens que mon mari a été exécuté par erreur et que le traître sévit encore. J’exige aussi que l’honneur de Paul Couesnon soit rétabli. »

Fondée sur cette lettre saisissante, l’émission retrace le parcours en résistance de Paul et Claire et aborde également les répercussions pour leur fille Maryvonne, née en 1942 et dont le témoignage a été recueilli pour la réalisation du podcast. On découvre chez ces militants communistes une intensité d’engagement et de loyauté aujourd’hui difficilement concevable alors qu’elle était chose courante il y a quelques décennies à peine. Faut-il s’en réjouir ou le déplorer ? On peut à tout le moins en prendre acte.

Paul, mari exécuté de Claire, et sa fille Maryvonne, été 1943, quelques mois avant l’exécution de Paul

Informations pratiques :

Lieu : CArCoB, Rue de la Caserne 33 (1er étage), 1000 BRUXELLES

Inscription obligatoire : contact@carcob.eu (nombre de places limitées à 20 personnes)

Publication (en accès libre) – « Matteotti & nous – Centenaire de l’assassinat du député socialiste italien Giacomo Matteotti, (Cahier III de l’IRW-CGSP) – textes de la Journée d’étude du CHSG

Le Cahier III, « Matteotti & nous – Centenaire de l’assassinat du député socialiste italien Giacomo Matteotti » est désormais disponible en pdf [accès libre, téléchargeable] via le lien suivant : MaTribune.be.

Cette publication de l’IRW-CGSP (Interrégionale wallonne de la Centrale générale des services publics) rassemble les textes issus de la journée d’étude du mercredi 5 juin 2024 organisée par le Centre d’Histoire et de Sociologie des Gauches de l’Université libre de Bruxelles (ULB) à l’occasion du centenaire de l’assassinat, le 10 juin 1924, par le régime fasciste italien, du député socialiste Giacomo Matteotti.

SOMMAIRE :

  • 4/ Préface – Matteotti et nous – Patrick Lebrun
  • 6/ Pourquoi on DOIT se souvenir de Matteotti – Anne Morelli
  • 8/ Le plus grand martyr de l’antifascisme ? – Pierre M. Delpu
  • 12/ Le souvenir de Giacomo Matteotti à l’étranger – Giacomo Colaprice
  • 16/ Unité d’action pour Matteotti dans la presse anarchiste italienne en exil (Paris, 1924) – Isabelle Felici
  • 20/ Le culte de Giacomo Matteotti chez les socialistes belges – Joffrey Liénart
  • 24/ L’attitude des communistes belges face à l’assassinat de Giacomo Matteotti – François Belot
  • 28/ Les évocations de la figure de Matteotti dans la presse de la Commission syndicale (1924-1939) – Francine Bolle
  • 34/ La mémoire de Matteotti en Italie après le fascisme – Stefano Gallo
  • 38/ En guise de conclusion…

Coordination scientifique du Cahier : Anne Morelli, professeure honoraire de l’ULB.

Un compte-rendu de la journée d’étude Matteotti du 5 juin 2024 organisée par le CHSG est également disponible en accès libre sur le blog de l’historien François Saint-Lager : https://blogs.mediapart.fr/…/bon-anniversaire-giacomo

Appel à contributions – Du Communisme et des communistes en Belgique. Nouvelles approches critiques ?

Du Communisme et des communistes en Belgique. Nouvelles approches critiques ?
Omtrent het communisme en de communisten in België. Nieuwe kritische benaderingen?


Atelier de recherche – 22 octobre 2025

organisé par le CegeSoma (Archives de l’Etat OD4) en collaboration avec le CArCoB/Dacob
Cet après-midi d’étude tire son nom, ce n’est pas un hasard, d’un recueil d’essais de José Gotovitch (1940-2024). Ancien directeur du CegeSoma, professeur à l’ULB et cheville ouvrière du Centre d’Histoire et de Sociologie des Gauches et du CArCoB, José Gotovitch a incarné comme nul autre l’histoire croisée de la Seconde Guerre mondiale et de la Guerre froide. Un peu plus d’un an après sa mort, nous souhaitons explorer de nouvelles pistes de recherche et nous focaliser sur des méthodologies innovantes et des sources récemment mises à jour.

Bien que l’accent soit mis sur l’histoire du communisme en Belgique, l’objectif est également de l’envisager en tant que phénomène intrinsèquement transnational. Nous encourageons particulièrement les propositions qui abordent les relations (commerciales) avec l’Europe de l’Est et les divers mouvements de solidarité avec ce que l’on appelle le « tiers-monde ». Plus largement, il s’agit aussi d’aborder la question de la relation des communistes belges avec les pratiques discursives et les principes d’organisation des mouvements postcoloniaux d’Amérique du Sud, d’Asie et d’Afrique. Nous souhaitons également mettre l’accent sur le rôle des communistes au sein des diverses organisations (trans)nationales de survivants des camps de concentration nazis.

En ce qui concerne les nouvelles méthodologies, nous nous référons, par exemple, à des pratiques contemporaines de l’histoire orale (au-delà de l’histoire sociale ou institutionnelle) et au travail des historiens français Claude Pennetier et Bernard Pudal sur « Le sujet communiste. Identités militantes et laboratoires du « moi ». La recherche innovante peut également s’appuyer sur des sources récemment dévoilées. Il s’agit, par exemple, des archives de recherche de Gotovitch récemment transférées au Dacob/CArCoB et de la riche collection de « Journaux et manuscrits » du CegeSoma.

Les personnes intéressées peuvent soumettre un bref résumé (300 mots) à widukind.deridder@kuleuven.be et chantal.kesteloot@arch.be jusqu’au 15 juin 2025. Les propositions sélectionnées recevront une réponse au plus tard le 30 juin. L’atelier se tiendra en anglais, en français et en néerlandais. Les contributions seront ensuite rassemblées dans un numéro thématique.